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Blanche Segrestin

Blanche Segrestin

Professeur

Centre · CGS

Discipline(s)
Management
Thème(s)
Acceptabilité, CO2, Décision publique, Gouvernance, Innovation et conception, Souveraineté industrielle

Prix & distinctions

  • 2020 Journal of Management History - Literati Award Winners 2020 pour le papier The separation of directors and managers: A historical examination of the status of managers.
  • 2020 Finaliste du Prix Académique de la Recherche en Management - Catégorie :"Refonder la relation entreprise et société" - FNEGE.
  • 2019 Best Paper du SIG Business for Society de l’European Academy of Management
  • 2019 Prix du Monde RH - Le Monde - Sciences Po et Syntec
  • 2013 Prix du meilleur ouvrage de recherche en management Syntec-SFM, 2013.
  • 2012 Prix de l’Association française de communication interne pour l’ouvrage Refonderl’entreprise, AFCI
  • 2012 Prix de la Fondation Manpower pour l’Emploi- HEC (prix des élèves) pour l’ouvrageRefonder l’entreprise
  • 2012 Prix du meilleur ouvrage en management, Syntec

Équipe

Modèles de gouvernance, transitions et création collective

Biographie

Blanche Segrestin est professeure en sciences de gestion à Mines Paris – PSL au Centre de gestion scientifique (CGS). Elle est titulaire de la chaire « Théorie de l’entreprise. Modèles de gouvernance et création collective », renouvelée en 2025 (avec le soutien de la Maif, de Préfon et de Veolia). Ses travaux portent sur les fondements de l’entreprise, ses formes juridiques et ses modèles de gouvernance, notamment dans les contextes d’innovation et de transition écologique. Elle étudie particulièrement les nouveaux statuts de sociétés et les formes alternatives de gouvernance susceptibles de soutenir des dynamiques de création collective à la fois efficaces, responsables et justes. À l’articulation du droit et du management, ses recherches examinent la manière dont les normes de gestion et les systèmes de solidarité organisent les responsabilités et l’action collective. Elles explorent également les conditions d’une gouvernance des transitions, en s’intéressant aux règles et aux dispositifs permettant de concevoir et de conduire des politiques de transition à la fois justes et efficaces.

Publication(s)

Projets

  • 2015-2029 Chaire "Théorie de l'Entreprise. Modèles de gouvernance et création collective" Co-porteur La chaire a été créée à Mines Paris, PSL en 2015 avec l’ambition de refonder le droit de l’entreprise à partir de sa puissance créative et des responsabilités qui y sont associées. La notion « d’entreprise à mission » était l’une de ses principales propositions. Introduites par la loi Pacte de 2019, les sociétés à mission sont aujourd’hui près de 2000, et la recherche peut désormais découvrir la diversité de leurs fonctionnements ainsi que l’originalité des dynamiques systémiques qu’elles engendrent. Mais le déploiement des sociétés à mission permet aussi d’explorer de nouvelles voies pour susciter les transitions collectives nécessaires. Le troisième cycle de la chaire, inauguré en avril 2025, poursuivra l'étude des sociétés à mission, de leurs fonctionnements et impacts, et de leurs déclinaisons possibles à l’échelle européenne. Au-delà des entreprises prises isolément, la chaire élargira aussi son champ de recherche aux conditions favorisant des transitions collectives. Aujourd’hui, les régulations uniformes et la coordination autour de grands scénarios sont de plus en plus contestés. Dans quelle mesure peut-on concevoir des transitions collectives sur d’autres bases, en s’appuyant sur des trajectoires locales ou des modes de gouvernance différenciés ? Quels principes pourraient garantir une gestion soutenable des activités, aux niveaux individuel, écosystémique et global ?

Enseignements

Gouvernement de l'entreprise

Responsable

Quelles sont les différentes formes de l’entreprise ? Et comment sont-elles susceptibles d’évoluer dans un contexte de mondialisation, mais aussi de numérisation et de changement climatique ? Les modèles de gouvernement de l’entreprise font l’objet aujourd’hui de multiples débats et d’expérimentations nouvelles : comment sont nommés et évalués les dirigeants ? A qui doivent-ils rendre des comptes ? Comment sont décidées les orientations et les finalités de l’entreprise ? Selon les représentations de l’entreprise qui sont mobilisées, les réponses à ces questions peuvent être très différentes. Et dans les faits, elles ont des implications considérables sur les entreprises, leurs capacités d’innovation, les carrières qu’elles offrent ou encore leur impact social et environnemental. Dans ce contexte, le cours vise à : 1) Initier aux problématiques de droit des sociétés et de gouvernance de l’entreprise, 2) Présenter la diversité des modèles de gouvernement, leurs fondements, 3) Fournir les repères et donner des outils pour analyser des formes d’entreprise et être acteurs des évolutions à venir.

Finance d'entreprise

Responsable

Les outils de la finance constituent une base indispensable à la vie et à la croissance des entreprises. Comprendre les fondamentaux des décisions financières (investissement, financement, évaluation) mais aussi manipuler avec aisance leurs principaux outils est devenu indispensable pour les futurs ingénieurs. Cet enseignement de la finance d’entreprise importe d’autant plus aujourd’hui que celle-ci constitue un champ en profonde évolution pour faire aux défis contemporains de soutenabilité. La question du changement climatique, de la raréfaction des ressources, de la protection de la biodiversité, ou encore des périls sociaux, réinterroge en profondeur les modèles classiques. La finance « durable » dont « verte » occupe désormais une place de choix dans le paysage financier, mais de nouvelles méthodes restent encore à concevoir pour soutenir ces évolutions des pratiques. Ce cours constitue donc une introduction aux principes et outils de l’analyse financière, et il montre comment les enjeux contemporains (financement de l’innovation et finance « verte » ou « durable ») amènent à questionner les pratiques des entreprises et des investisseurs et à proposer de outils adaptés aux transitions à conduire. Le cours vise en particulier à : 1) Introduire les principales notions et méthodes de la finance d’entreprise : analyse financière, décision d’investissement, décision de financement et valorisation 2) Faire connaitre et manipuler les principales techniques d’évaluation financière (dont DCF, NPV) 3) Comprendre l’écosystème de la finance d’entreprise (variété des intervenants, rôles et interdépendances) Introduire les évolutions récentes et les recherches autour des outils et modèles de la finance d’entreprise visant à répondre aux enjeux de transition contemporains.

Nouvelles Entreprises et Gouvernance Responsable

Responsable

L’entreprise est devenue un vecteur puissant de transformation du monde, avec des effets positifs (pour trouver des solutions innovantes aux défis climatiques par exemple) ou négatifs (par les inégalités qu’elle peut créer). Faute d’avoir intégré cette capacité de transformation de l’entreprise, les théories classiques de l’entreprise ont pu avoir contribué à la crise. Mais les avancées récentes de la recherche permettent aujourd’hui de proposer de nouvelles théories de l’entreprise, qui inspirent des évolutions de pratiques et des réformes inédites en France et dans le monde. L’objectif du cours est de présenter une nouvelle approche de l’entreprise, fondée sur l’innovation. L’entreprise n’est réductible ni à une organisation commerciale, ni à une combinaison des facteurs de production que seraient le capital et le travail. Elle doit être reconnue comme un dispositif de création collective, qui vise à régénérer régulièrement et de façon coordonnée, les produits, les techniques, les métiers, les méthodes, etc. Ce modèle permet 1) d’être plus cohérent avec les transformations historiques des organisations capitalistes, 2) de mieux comprendre les formes émergentes d’entreprise ; mais aussi 3) de fonder de nouvelles définitions de la responsabilité et par là même de caractériser les conditions d’une entreprise responsable, capable de concilier efficacité, innovation collective et intérêt collectif.

Ingénierie de la conception (IC) option

Chargé d'enseignement

Contexte national et international L’option coopère avec les établissements scientifiques internationaux les plus en pointe dans son domaine (Chalmers, Stanford, Carnegie Mellon, Imperial College, RWTH Aachen, Delft…) et avec les grandes écoles de design françaises (Strate College, Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle, ENSAD). Par comparaison avec les cursus de ces grands établissements scientifiques internationaux, l’option permet aux étudiants d’associer de façon originale les enseignements "d’Engineering design", de "Project management", "d’Innovation management" et "d'industrial design". Perspectives et débouchés Les anciens élèves de l’option débutent dans des secteurs très variés (industrie automobile, aéronautique, high tech, luxe, services, conseil en innovation ou en propriété industrielle, santé, énergie, grande distribution,…), y-compris les secteurs de la création. Avec le développement des directions de l’innovation dans beaucoup de grands groupes, plusieurs élèves ont très vite été amenés à occuper des fonctions de responsable d’innovation de haut niveau (Schneider, Thales, RATP, SNCF, Urgo, Airbus,...). Quelques sujets d'option représentatifs traités ces dernières années : Le travail d’option se déroule d’octobre à juin. Les sujets sont soigneusement sélectionnés dans des secteurs très divers. Ils sont de deux types principaux : • Type 1 : les élèves participent au développement d’une gamme de nouveaux produits ou systèmes et mettent en place de nouvelles démarches de conception. Quelques exemples : Seb / incubateur de start-up : développement de dispositifs de lutte contre les moustiques et les maladies vectorielles Soft@Home / Orange : valorisation des données des box internet dans la maison Urgo médical : développement d'objets connectés dans la santé Décathlon : la "fraîcheur" des vêtements sportifs : méthodologie d’exploration et de structuration d’un nouvel espace de valeur. • Type 2 : Les élèves participent au développement de méthodes de conception. Quelques exemples : Airbus : méthodologie de support au transfert de technologies intersectorielles; outil d'aide à l'innovation pour "l'usine conceptrice" Thales avionics : Du besoin opérationnel à la conception innovante : le cas des viseurs de casque pour pilotes d’hélicoptères. SNCF / Zeebra (start-up) : développement d'outils et de service numérique pour la coordination des experts innovation dans l'entreprise. Durant ces travaux, les élèves reçoivent un soutien important de la part du corps enseignant de l’option. C’est un moment pédagogique fort au cours duquel les optionnaires peuvent consolider leurs connaissances et acquérir une première professionnalisation sur un sujet correspondant à des enjeux réels d’entreprise.

Direction(s) de thèse(s)

  • 2025 Gérer collectivement la ressource en eau face aux pénuries : exploration de l’application de la règle des avaries communes RAKOVITCH Thaïs
  • 2024 TRANSFORMATION ECOLOGIQUE ET RESPONSABILITE : MISE EN ŒUVRE, CONTROLE ET PORTEE D’UNE RAISON D’ETRE GOLSE Clara
  • 2021 Favoriser la transition énergétique tout en préservant l’accès : rôle, modèles et outils du gestionnaire de réseau électrique GOUTALAND Antoine
  • 2021 Aligner investissement local et transitions globales dans le monde de la finance : enjeux, conception et conditions d'effectivité des mesures d'impact ENJALBERT Thomas
  • 2020 Condition du passage à l'échelle d'une startup deeptech : gérer la conception du patrimoine de création TAUPIN Louise
  • 2019 L'atténuation du changement climatique à l'épreuve de l'équité.Étude de la règle des avaries communes et de ses implications pour l'action climatique. DEMONSANT Charlotte
  • 2017 Concevoir la mission comme un engagement génératif : enjeux, écueils et principes de formulation pour les sociétés à mission LEVEQUE Jérémy
  • 2017 L’identité de l’entreprise de service public au prisme de l’entreprise à mission : Le cas de La Poste et de la formulation de sa raison d’être RAGOT Samantha
  • 2015 Le capital-investissement peut-il soutenir durablement la croissance des entreprises ? Etude, modèle et conditions d’un capital-régénération PARPALEIX Laure-Anne
  • 2015 L'engagement actionnarial : de l'industrialisation de l'actionnariat à l'expression de nouvelles responsabilités BELINGA Rachelle
  • 2011 Les entreprises à mission : Formes, modèle et implications d’un engagement collectif LEVILLAIN Kevin
  • 2008 Contribution à une théorie de la conception des agro-écosystèmes : Fonds écologique et inconnu commun BERTHET Elsa
  • 2008 La managérialisation des musées : une analyse par les régimes de signification COBLENCE Emmanuel