L’intelligence artificielle au service des transformations numériques à Mines Paris – PSL
De la santé à l’énergie, des mathématiques à la robotique, en passant par les matériaux, l’informatique ou les sciences de gestion, l’intelligence artificielle irrigue aujourd’hui de nombreux domaines de recherche à Mines Paris – PSL. Au sein de ses 18 centres de recherche, l’École développe des approches fondées sur des bases scientifiques et mathématiques solides afin de concevoir une IA fiable, explicable et sobre, au service des transitions numérique, écologique, industrielle et sociétale.
Robotique, transition énergétique, industrie du futur, science des matériaux, transformation des organisations ou encore souveraineté numérique : retour sur les dernières actualités des centres mobilisant l’IA pour répondre aux grands défis contemporains.
Portées par des approches complémentaires, les recherches menées dans les différents centres de Mines Paris – PSL témoignent de la diversité des usages de l’intelligence artificielle. Qu’il s’agisse de développer de nouveaux modèles mathématiques, d’accélérer la recherche biomédicale, d’optimiser les systèmes énergétiques, de concevoir les matériaux de demain ou d’accompagner la transformation des organisations, ces travaux partagent une même ambition : mettre l’IA au service de connaissances scientifiques robustes et d’applications à fort impact.
Au CBIO, décrypter la biologie pour mieux soigner
Une IA qui éclaire le vivant
Comprendre le fonctionnement intime des cellules, accélérer la découverte de nouveaux traitements et adapter la médecine à chaque patient figurent parmi les grands défis contemporains des sciences du vivant. Au Centre de Bio-informatique (CBIO) de Mines Paris – PSL, l’intelligence artificielle (IA) constitue un levier scientifique central pour répondre à ces enjeux, dans un contexte international qui promeut une IA au service des personnes, de la planète et du progrès.
Dirigé par le professeur Thomas Walter, le CBIO développe des méthodes avancées d’apprentissage automatique capables d’analyser des données biologiques massives et hétérogènes. Ces travaux illustrent la manière dont le centre mobilise l’IA au service de la recherche fondamentale, de la découverte de médicaments et de la médecine de précision.
Au CMA, l’étude des fondements mathématiques de l’IA
Une IA fiable, sobre et explicable
Derrière les performances spectaculaires de l’intelligence artificielle (IA) se cache une question fondamentale : peut-on comprendre, maîtriser et fiabiliser ces modèles, souvent qualifiés de « boîtes noires » ? Au Centre de Mathématiques Appliquées (CMA) de Mines Paris – PSL, chercheurs et chercheuses développent une autre voie : une IA fondée sur des cadres mathématiques rigoureux, capables d’intégrer la géométrie, les contraintes physiques et l’incertitude des données.
Dirigé par Nadia Maïzi, le CMA développe des travaux mêlant deep learning, optimisation mathématique, transport optimal et traitement géométrique de données, dans un contexte international qui promeut une IA au service des personnes, de la planète et du progrès. Ces recherches illustrent l’impact concret du centre sur les domaines liés aux transitions écologiques et numériques, dont l’optimisation énergétique, la vision par ordinateur et l’analyse des données spatialisées.
Au CRI, l’IA au cœur des recherches
Une IA plus efficace, sobre et utile
Des grands modèles de langage capables d’analyser des centaines de milliers de pages aux supercalculateurs qui consomment l’électricité d’une petite ville, l’intelligence artificielle (IA) est aujourd’hui confrontée à une équation critique : comment continuer à gagner en performance sans faire exploser les coûts de calcul, de mémoire et d’énergie ? Au Centre de Recherche en Informatique (CRI) de Mines Paris – PSL, les chercheurs s’attaquent à ce défi fondamental, dans un contexte international qui promeut une IA au service des personnes, de la planète et du progrès.
Dirigé par la chercheuse Corinne Ancourt, le CRI mène des recherches mêlant IA, calcul haute performance (HPC) et optimisation logicielle. Ces travaux visent un objectif clair : concevoir des méthodes et des outils permettant un déploiement efficace, frugal et sûr des applications, en particulier d’intelligence artificielle, au service de la science, de l’industrie et de la société.
Au CMAT, prédire et optimiser les matériaux du futur
Une IA de la donnée à la matière
Comprendre, prédire et optimiser le comportement des matériaux est un défi central pour l’industrie, de l’aéronautique à l’énergie, en passant par les transports ou la fabrication additive. Au Centre des Matériaux (CMAT) de Mines Paris – PSL, l’intelligence artificielle (IA) n’est pas une boîte noire miracle : elle devient un outil scientifique structurant, étroitement couplé aux lois de la physique et à l’expérimentation, dans un contexte international qui promeut une IA au service des personnes, de la planète et du progrès.
Dirigé par le professeur Jérôme Crépin, le CMAT illustre une ambition claire : faire de l’IA un levier pour concevoir des matériaux plus sûrs, plus performants et plus durables, tout en réduisant drastiquement les coûts expérimentaux et les temps de calcul.Les travaux de recherche du centre s’étendent du jumeau numérique aux microstructures générées par IA, à la frontière entre physique, données et industrie.
À OIE, mieux observer pour mieux prévoir
Une IA qui sécurise l’énergie
Comment mieux prévoir la production solaire, sécuriser les réseaux électriques et accompagner la transition énergétique dans un contexte de forte croissance du photovoltaïque ? Au Centre Observation, Impacts, Énergie (OIE) de Mines Paris – PSL, l’intelligence artificielle (IA) devient un levier scientifique majeur pour transformer l’observation de l’énergie en décisions opérationnelles.
Dirigé par le chercheur Thierry Ranchin, OIE base ses recherches sur des données hétérogènes que sont les satellites, les capteurs au sol ou encore l’imagerie aérienne. Les travaux du centre développent des méthodes d’IA frugales, explicables et physiquement fondées, au service d’enjeux industriels, environnementaux et sociétaux cruciaux.
Les chercheurs échangent également activement avec des acteurs internationaux autour des bonnes pratiques en matière d’IA, notamment dans le cadre des travaux de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), afin de promouvoir une IA compréhensible, traçable et physiquement cohérente.
Au CAOR, une IA qui voit, comprend et agit
Robots collaboratifs capables d’anticiper les gestes humains, véhicules automatisés qui perçoivent leur environnement au-delà du champ de vision, systèmes immersifs recréant des scènes 3D avec un réalisme saisissant… Au Centre de Robotique (CAOR) de Mines Paris – PSL, l’intelligence artificielle (IA) n’est pas conçue comme une technologie abstraite, mais comme un ensemble d’outils concrets au service de systèmes qui interagissent avec le monde physique et les humains.
Dirigé par le professeur Fabien Moutarde, le CAOR conçoit, prototype et expérimente des algorithmes d’IA en temps réel, intégrés dans des boucles robotiques complètes : percevoir, comprendre, décider et agir. Ces recherches illustrent une ambition forte : faire de l’IA un levier de compréhension et de coopération entre humains et machines
Au CGS, une IA utile aux organisations
Comment faire de l’intelligence artificielle (IA) autre chose qu’un simple outil performant ? Au Centre de Gestion Scientifique (CGS) de Mines Paris – PSL, l’IA n’est pas abordée comme une simple prouesse technologique. Elle est étudiée comme un objet de gestion, de conception et de transformation des organisations, dans un contexte international qui promeut une IA au service des personnes, de la planète et du progrès.
Dirigé par Cédric Dalmasso, le CGS développe une recherche s’étendant de la maintenance prédictive des éoliennes au travail créatif augmenté par l’IA générative. Ces travaux interrogent une question centrale : comment faire de l’IA un levier de performance, d’innovation et de soutenabilité, sans perdre de vue les dynamiques humaines, organisationnelles et sociales ?
Ces recherches illustrent la diversité des expertises développées à Mines Paris – PSL et la place centrale qu’occupe l’intelligence artificielle dans les grands défis scientifiques, industriels et sociétaux. En mobilisant des approches complémentaires, les centres de recherche de l’École contribuent au développement d’une IA rigoureuse, responsable et tournée vers l’innovation.
