Mines Paris – PSL x Albert School : l’innovation pédagogique racontée par ceux qui la vivent
Le partenariat entre Mines Paris – PSL et Albert School est né d’une conviction partagée : former des élèves capables d’accompagner les grandes transitions technologiques, économiques et sociales du XXIᵉ siècle. La devise historique de Mines Paris – PSL, « théorie et pratique », s’y incarne dans une pédagogie résolument tournée vers les entreprises, la data et l’innovation. Cette pédagogie s’appuie sur une approche intégrée combinant projets réels, mentorat, méthodes d’enseignement variées et ouverture internationale.
Cette approche se traduit par une alternance exigeante entre cours fondamentaux et situations d’apprentissage immersives, au premier rang desquelles les Business Deep Dives (BDD), véritable signature du programme.

Les « Business Deep Dives » sont bien plus qu’un exercice académique. Pendant trois semaines, les élèves plongent dans une problématique métier proposée par une entreprise partenaire, analysent des jeux de données complexes et présentent leurs recommandations devant des dirigeants. Ils expérimentent ainsi l’apprentissage par projet au cœur même de leur formation, ce qui les confronte dès le début à la réalité du monde professionnel.
André, étudiant, décrit le dispositif : « En bref, toutes les trois semaines, nous sommes accueillis dans une entreprise, où deux élèves interviewent de la part du campus quelques représentants de la boîte. Nous sommes introduits, instruits sur le fonctionnement, ensuite confié un problème à résoudre qui nécessite notre spécialité, la data et la créativité. Trois semaines plus tard, nous revenons sur place pour leur présenter notre solution. Depuis cet été, les entreprises avec qui on a travaillé sont des exemples : Edmond de Rothschild voulant voir notre capacité à développer une start-up en une semaine, les Nations unies voulant notre feedback et des idées d’implémentation sur une application en développement. Crédit agricole Indosuez voulant un conseil d’investissement et Valrhona, un conseil stratégique. »

Samuel, étudiant international, raconte son expérience : « Demandez à la plupart des élèves de première année ce qu’ils attendent avec le plus d’impatience, et vous obtiendrez toujours la même réponse : « les BDD ». L’expérience vaut toujours l’attente. En tant qu’étudiant international, entrer dans l’amphithéâtre sans connaître personne, et voir les autres élèves déjà en train de discuter – partageant souvent une langue, une culture ou des parcours scolaires similaires – était impressionnant. Chaque choix que je faisais allait façonner le reste de mes années ici. Notre mission avec le groupe était de réaliser une étude de marché pour une application de socialisation d’animaux de compagnie et de préparer un pitch pour convaincre des investisseurs de la financer, le tout sous la supervision du prestigieux BCG. En commençant à explorer le marché, nous avons découvert que la plupart des propriétaires d’animaux avaient du mal à trouver du temps pour socialiser leurs compagnons. Nous avons demandé des conseils, réparti les tâches et, peu à peu, nous avons façonné un projet que personne parmi nous n’aurait imaginé aussi abouti. Quelques semaines plus tard, cette petite idée nous a menés jusqu’aux bureaux de BCG. Même si nous ne gagnions pas, je savais que je repartirais avec quelque chose de bien plus précieux qu’un trophée : de l’expérience, une nouvelle perspective et une vision plus claire de ce que je devenais. »
Pour Samuel comme pour beaucoup d’élèves internationaux, les BDD constituent également une première immersion professionnelle en France, renforçant l’ouverture culturelle qui caractérise le programme.
Les diplômes conjoints allient mathématiques, sciences des données, management et humanités, répondant à une demande croissante des entreprises pour des profils polyvalents. Les élèves développent ainsi une double expertise, technique et stratégique, grâce à une formation résolument pluridisciplinaire.
Samuel explique : « Le premier BDD ne m’a pas seulement appris des choses, il m’a donné une confiance en moi que je n’aurais jamais cru trouver si tôt dans l’année. Je me suis senti prêt, non seulement à apprendre, mais aussi à échouer, à recommencer, à essayer encore et à continuer d’avancer. Au fur et à mesure que les cours avançaient, les projets devenaient plus ambitieux. Et à mesure que les projets grandissaient, mes responsabilités et ma curiosité grandissaient aussi. Le BDD avec La Poste a été l’un de ces tournants. Il était d’un niveau plus difficile : plusieurs jeux de données, des tableaux de bord Excel, la définition d’indicateurs clés de performance, la construction d’une méthodologie pour estimer le coût d’un accident en France, et l’élaboration de recommandations stratégiques à partir de tout cela. Pour la première fois, j’ai pu voir directement comment les concepts de nos cours de data analytics et de business s’articulaient dans un défi réel et appliqué. Travailler sur ce cas m’a poussé à poser encore plus de questions en cours. Maintenant que je voyais comment les enseignements en data se connectaient avec ceux en finance, j’étais impatient de comprendre les mécanismes derrière chaque partie pour pouvoir les appliquer en toute confiance. Sans même m’en rendre compte, j’apprenais, j’évoluais et j’avançais. »
André souligne : « Le programme est à la fois diversifié et complémentaire. D’un côté, les fondamentaux, consolidée par le standard mathématique exigeant des Mines de Paris, confère à Albert School son ancrage et, d’une certaine manière, le partage d’une longue tradition ; de l’autre, une vision innovante du business, tournée vers la prochaine révolution industrielle, comme si celle-ci était déjà une réalité. »
Cet équilibre entre rigueur scientifique et compréhension des enjeux business constitue l’un des marqueurs forts du diplôme conjoint.

Au-delà des compétences techniques, les BDD renforcent l’esprit d’équipe et la capacité à s’adapter. Les élèves, souvent issus de horizons variés, apprennent à collaborer sous pression et à se dépasser.
La présence d’un mentorat individuel tout au long de leur parcours joue ici un rôle clé, en guidant chaque élève dans sa progression académique et professionnelle.
Samuel partage : « Tout cela, c’est grâce aux mentors qui nous guident avec honnêteté. Parfois, ils vous disent clairement : « Votre présentation contient les chiffres, mais elle ne raconte pas une histoire. » On réalise que les données seules ne suffisent jamais. J’ai compris qu’un bon data analyst doit aussi comprendre le monde de l’entreprise. On ne se contente pas de collecter des chiffres, on les interprète, on les relie et on les transforme en décisions. À mesure que les BDD devenaient plus exigeants, nos compétences grandissaient pour les égaler. Nous avons commencé à utiliser davantage Python, Pandas, et étrangement, des choses qui semblaient complexes sont devenues familières, voire passionnantes. Chez La Poste, je n’aurais jamais imaginé que la logistique pouvait être si pilotée par la data, jusqu’à ce que nous voyions comment des opérations entières reposent sur des analyses en temps réel. Chez Carrefour, nous avons découvert comment l’analyse du comportement des clients façonne la stratégie commerciale – quelque chose que j’avais seulement lu, mais que j’ai enfin vu en action. Aujourd’hui, en regardant en arrière, je réalise tout ce que j’ai accompli, appris et grandi en si peu de temps. Chaque BDD fixe un nouveau standard, plus complexe – mais d’une manière ou d’une autre, en seulement cinq minutes, nous présentons un travail abouti que mon équipe et moi avons mis des semaines à peaufiner. Chaque session nous apprend quelque chose : comment se concentrer sur l’essentiel, comment s’exprimer avec clarté sous pression, et comment compter les uns sur les autres pour construire quelque chose de plus grand que nous. »
André conclut : « La grande force, qui selon moi rend Albert School unique, est l’organisation et l’idée de leurs travaux pratiques. […] Le mix entre la personnalité intuitive, charismatique et communicative et l’ingénieur pensif et rationnel. Ce mélange extrêmement intéressant permet à chacun et à chacune de se challenger là où il n’a pas forcément eu un fort précédent, ainsi que de pouvoir comprendre et lier ces deux mondes normalement opposés dans une entreprise future. »

Les programmes intègrent également une forte dimension internationale : semestres d’échanges, projets menés avec des entreprises mondiales, diversité des profils dans les promotions. Cette ouverture prépare les élèves à évoluer dans un environnement globalisé et à comprendre les dynamiques économiques internationales.
Les diplômés de ces programmes sont armés pour accompagner les transitions numérique et écologique, grâce à une formation qui allie excellence académique et proximité avec le terrain.
Les diplômes conjoints Mines Paris – PSL et Albert School incarnent une vision audacieuse de l’enseignement supérieur : former des acteurs capables de relier science et management, théorie et pratique, pour relever les défis de demain. À travers les « Business Deep Dives », les élèves ne deviennent pas seulement des experts en data ou en gestion, mais des professionnels opérationnels dès leur sortie, capables d’innover, de collaborer et de transformer les organisations. Une pédagogie qui, comme le disent André et Samuel, change bien plus qu’un parcours académique : elle façonne des carrières et des vocations.


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