Summer Camp 2026 à Sophia Antipolis : dix jours pour découvrir les sciences et l’ingénierie au féminin
Du 11 au 20 août 2026, une trentaine de collégiennes et lycéennes ont participé à la deuxième édition du Summer Camp 100 % féminin de Mines Paris – PSL, sur le campus Pierre Laffitte à Sophia Antipolis. Pendant dix jours, projets scientifiques, rencontres avec des chercheuses et ingénieures, visites d’entreprises et activités collectives leur ont permis de découvrir concrètement la diversité des sciences et des métiers de l’ingénierie.
Destiné aux jeunes filles scolarisées en classe de 3e, 2de ou 1re générale, le Summer Camp de Mines Paris – PSL à Sophia Antipolis poursuit un objectif : encourager davantage de jeunes femmes à envisager des études et des carrières scientifiques et techniques. Entièrement gratuit, le programme repose sur une immersion au contact de la recherche, de l’ingénierie et du monde professionnel.
Pour cette deuxième édition, les participantes ont rejoint le campus Pierre Laffitte, au cœur de la technopole de Sophia Antipolis. Après un premier temps consacré à la découverte du campus, de Mines Paris – PSL et à la cohésion du groupe, elles ont rencontré les équipes qui allaient les accompagner pendant la semaine. Chercheuses, doctorantes, post-doctorantes et ingénieures ont notamment partagé leurs parcours et présenté la diversité de leurs métiers.
Un premier atelier de vulgarisation de la recherche médicale a également invité les participantes à réfléchir, en groupe, aux différents métiers et compétences scientifiques mobilisés autour d’une problématique de santé.
Trois projets pour se mettre dans la peau d’une ingénieure
Au cœur du programme : trois projets scientifiques menés par groupes d’une dizaine de participantes. Six séances leur ont permis de progresser de la découverte d’une problématique jusqu’à la restitution de leurs travaux devant un jury.
Ingénierie des matériaux pour la santé
Avec ce projet, un premier groupe s’est intéressé aux matériaux polymères appliqués au domaine médical. À partir du cas d’une prothèse de hanche, les participantes ont travaillé sur le choix d’un gel permettant la diffusion d’un médicament autour de l’implant, avec pour objectif de favoriser son intégration dans les tissus.
Modélisation orientée énergies du futur
Ce projet les a placées face à une problématique d’ingénierie appliquée au campus Pierre Laffitte : concevoir et dimensionner une installation photovoltaïque. Modélisation, calculs, choix technologiques, mais aussi dimensions financières et économiques ont été mobilisés pour élaborer une réponse à un besoin formulé comme celui d’un véritable client.
Low tech solaire
Enfin, ce 3ᵉ projet est parti d’un scénario : comment subvenir à ses besoins énergétiques sur une île déserte ? Les participantes ont conçu et fabriqué elles-mêmes plusieurs solutions, de la production d’eau potable grâce à un dessalinisateur à la recharge d’une batterie par panneau photovoltaïque, en passant par la conception d’un four solaire. Ces réalisations concrètes leur ont permis de mettre en pratique leurs connaissances tout en questionnant les besoins énergétiques du quotidien, l’analyse du cycle de vie et, plus largement, la soutenabilité des solutions techniques.
Trois terrains d’expérimentation différents, mais une même approche : partir d’un problème concret pour observer, calculer, tester, faire des choix et défendre une solution.
Rencontrer celles qui font les sciences et l’ingénierie
L’immersion s’est poursuivie à travers des échanges avec des femmes aux parcours scientifiques et professionnels variés.
Parmi elles, Marion Négrier, ancienne post-doctorante au Centre de Mise En Forme des Matériaux (CEMEF) de Mines Paris – PSL et aujourd’hui startuppeuse, est venue présenter son parcours et ses recherches consacrées au recyclage des déchets textiles. Déjà impliquée dans le Summer Camp lors de la précédente édition, où elle co-encadrait l’un des trois ateliers scientifiques, elle a cette année partagé avec les participantes son expérience de la recherche et de l’entrepreneuriat. Une rencontre qui leur a notamment permis d’échanger avec une jeune scientifique ayant choisi de prolonger ses travaux par un projet entrepreneurial.
On est avec des filles qui partagent nos passions et ce que l’on aime faire. On a également pu aller dans des entreprises pour rencontrer des femmes pour nous motiver car on a besoin de filles dans les carrières scientifiques.
Clarisse, lycéenne
Des entreprises pour découvrir les métiers sur le terrain
Plusieurs visites ont complété les ateliers scientifiques afin de confronter les participantes aux environnements professionnels de l’ingénierie et de la technologie.
Chez Kyndryl, spécialiste des services d’infrastructure informatique, elles ont notamment découvert les activités de l’entreprise, différents métiers et des parcours professionnels féminins. Un atelier consacré aux codes de la présentation professionnelle et à la communication orale leur a également permis de travailler leur prise de parole et leur confiance en contexte professionnel, des compétences essentielles à développer tout au long du parcours de formation.
D’autres visites ont été organisées auprès d’Amadeus (technologies pour l’industrie du voyage et du tourisme), Ampere Software Technology (logiciels et technologies pour l’automobile) et Orus (imagerie hyperspectrale et intelligence artificielle appliquées à l’observation de la Terre), offrant autant d’occasions de découvrir des secteurs, des métiers et des trajectoires professionnelles différents.
Sciences, création et vie collective
Le Summer Camp a aussi été conçu comme une expérience collective. Les dix jours ont alterné travail scientifique et temps de découverte, avec notamment une journée à Antibes ponctuée d’un jeu de piste dans la ville et d’un temps à la plage.
Le projet transversal Science & Art a pris la forme d’un atelier de street art : accompagnées par l’association artistique Place for Art fondée par Florence Fabris, les participantes ont réalisé à la bombe une fresque sur toile autour de « Mines ». Un atelier cuisine et un dîner ont également rythmé le week-end.
Ces moments de vie collective complétaient les ateliers et les rencontres professionnelles, avec l’ambition de créer un environnement propice aux échanges entre jeunes filles venues découvrir les sciences dans un cadre différent de celui de la classe.
Une deuxième édition portée collectivement
Cette deuxième édition du Summer Camp s’inscrit dans l’engagement de Mines Paris – PSL en faveur de la diversification des profils dans les filières scientifiques et techniques et de la découverte des sciences dès le secondaire.
Cette initiative a été rendue possible grâce au soutien de partenaires engagés en faveur de la mixité dans les sciences : Petroineos et RTE, partenaires historiques du Summer Camp, ainsi que Kyndryl, la Fondation Sophia Antipolis et le projet Science Azur de l’Université Côte d’Azur, et ses partenaires, qui ont rejoint l’initiative cette année, aux côtés de la Fondation Mines Paris. Tous partagent une même ambition : susciter des vocations scientifiques dès le plus jeune âge et favoriser l’accès des jeunes filles aux études et aux métiers scientifiques et techniques.
À leurs côtés, les entreprises ayant accueilli les participantes, les chercheuses, doctorantes, post-doctorantes, ingénieures et professionnelles mobilisées tout au long du séjour ont contribué à faire de ces dix jours une immersion dans les sciences et l’ingénierie, de la recherche académique jusqu’à leurs applications dans le monde professionnel.
Après cette deuxième édition, le Summer Camp 100 % féminin de Mines Paris – PSL donne rendez-vous en 2027 pour une troisième édition !
Retour en vidéo sur l’édition 2026
Pour aller plus loin
Retrouvez les reportages et articles consacrés à la deuxième édition du Summer Camp 100 % féminin de Mines Paris – PSL :
- Nice-Matin – Sciences au féminin : trente jeunes filles en immersion à l’École des Mines de Sophia Antipolis
- Nice-Matin : « Prouver à ces élèves qu’elles ont toute leur place dans le domaine » L’été sera scientifique pour ces 30 jeunes filles accueillies à Sophia Antipolis par l’école des Mines de Paris
- ICI Azur – Un summer camp à Sophia Antipolis pour inspirer les futures ingénieures
- France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur – Féminiser les métiers d’ingénieurs, c’est l’objectif d’une grande école de Sophia-Antipolis
- Sophia Net : Sophia : trente adolescentes en immersion scientifique à Mines Paris – PSL
- Inforadar : Mines Paris-PSL lance un summer camp gratuit pour rapprocher 30 filles des carrières scientifiques









