Retour sur le Mois de la Prévention avec Isabelle Lecallier : un mois pour s’informer, échanger et agir ensemble

Egalité des chances Evénement Institutionnel Vie de campus Interview
Publié le 5 février 2026
En janvier, Mines Paris – PSL a consacré tout un mois à la prévention et à la sensibilisation autour de thématiques essentielles pour la vie étudiante et professionnelle. Addictions, discriminations, désinformation, égalité et stéréotypes de genre : conférences, ateliers et formats participatifs ont rythmé ce Mois de la prévention, témoignant de l’engagement de l’École pour un environnement attentif, inclusif et responsable.

Un engagement fort de l’École sur des enjeux de société

Portée par le Pôle accompagnement de la Direction de l’Enseignement, cette première édition du Mois de la Prévention a réuni élèves et personnels autour de sujets qui traversent le quotidien de la communauté de Mines Paris – PSL, à l’École comme dans le monde professionnel.

L’objectif : informer, sensibiliser et donner des clés concrètes pour comprendre, agir et être un relais attentif auprès de ses camarades ou collègues. Tout au long du mois de janvier 2026, l’École a ainsi proposé des temps de réflexion collective dans un cadre ouvert, favorisant le dialogue et le partage d’expériences.

Isabelle Lecallier, Responsable du Pôle Accompagnement Mines Paris – PSL, Nathalie Sayac, Inspectrice générale de l’Education et du sport et de la Recherche, Professeures des universités en didactique des mathématiques, et Matthieu Mazière, Directeur des études cycle IC Mines Paris – PSL

 

Des formats variés pour favoriser la participation et le dialogue

Conférences, ateliers interactifs, jeux collaboratifs, théâtre forum… La diversité des formats proposés a permis d’aborder ces thématiques parfois sensibles de manière accessible et engageante.

Des intervenantes et intervenants spécialistes – universitaires, chercheur·ses, professionnel·les de santé ou du monde associatif – ont apporté des éclairages experts, complétés par des formats participatifs invitant chacune et chacun à s’impliquer activement.

Les associations étudiantes (Camomines, Octo, ASTI, Dopamines, FéMINistes!, PIM), ainsi que plusieurs services de l’École, ont joué un rôle clé dans l’animation et l’enrichissement des échanges, renforçant la dimension collective de la démarche.

Les associations étudiantes féMINistes et PIM organisatrices de l’Amphi de Santé sexuelle animé par Dr Yaëlle Amsellem Mainguy,  Chargée d’études et de recherche à l’INJEP (au centre)

Quatre semaines, quatre thématiques clés

Addictions et alcool : comprendre pour mieux prévenir

La première semaine a ouvert le Mois de la Prévention avec un focus sur les comportements à risque liés à l’alcool et aux addictions. Entre conférence et théâtre forum, les participantes et participants ont pu mieux comprendre les mécanismes de l’addiction, repérer les signaux d’alerte et réfléchir aux leviers d’action possibles, individuellement et collectivement.

Le Dr Clément Vansteene, psychiatre-addictologue à l’hôpital Sainte-Anne, lors de la conférence “Alcool, c’est quoi le problème ?”

Discriminations : racisme, antisémitisme et handicap

La deuxième semaine a été consacrée aux mécanismes de la discrimination et aux enjeux de l’inclusion, dans les études comme dans l’insertion professionnelle. Conférences et ateliers de sensibilisation ont permis de déconstruire les idées reçues et d’expérimenter, de manière concrète, les obstacles rencontrés par les personnes concernées.

Ateliers interactifs de sensibilisation aux handicaps, animés par 100% Handinamique

Désinformation : développer son esprit critique

À l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, la troisième semaine a invité la communauté à décrypter les mécanismes des infox et à renforcer son esprit critique. Conférences et jeu interactif ont offert des outils pratiques pour mieux s’orienter dans un environnement informationnel complexe.

Animation de la conférence « « La transparence à l’ère de l’IA » par Sébastien Perrin, Directeur de la Bibliothèque Mines Paris – PSL

Égalité et stéréotypes de genre

La dernière semaine a mis l’accent sur l’égalité et la lutte contre les stéréotypes sexistes et LGBTphobes. Conférences, ateliers et théâtre forum ont permis d’identifier des leviers concrets pour agir, dans les parcours académiques comme dans la vie quotidienne.

Une démarche collective et appelée à se poursuivre

Au-delà des temps forts proposés en janvier, le Mois de la Prévention s’inscrit dans une démarche durable, en cohérence avec les valeurs de Mines Paris – PSL. En créant des espaces d’échange et de sensibilisation, l’École affirme son rôle d’acteur engagé et attentif au bien-être de sa communauté.

Godefroy Beauvallet, Directeur général de Mines Paris – PSL a joué le jeu pour démontrer que l’alcool n’est pas obligé !

Trois questions à Isabelle Lecallier

Responsable du Pôle Accompagnement – Direction de l’Enseignement Mines Paris – PSL

Quels étaient les objectifs du Mois de la Prévention à Mines Paris – PSL cette année ?

« Le premier objectif était d’occuper le terrain en janvier, qui correspond souvent à un pic de mal-être chez les étudiantes et les étudiants. Nous souhaitions également élargir la cible des personnes sensibilisées, en allant au-delà des dispositifs traditionnels comme l’amphi de rentrée. L’enjeu était d’avoir une dynamique d’intervention inscrite dans le temps, car la prévention est plus efficace lorsqu’elle s’ancre dans la durée.

Ce Mois de la prévention nous a aussi permis d’aborder un spectre de thématiques plus large que le socle santé et violences sexistes et sexuelles habituellement proposé en début d’année.

Enfin, il était important pour nous d’impliquer pleinement les personnels, à la fois dans une logique de co-construction sur certaines thématiques et en les invitant à participer aux temps forts. L’implication des associations étudiantes a également été essentielle : elle constitue un véritable effet levier et permet de mieux valoriser leur rôle au sein de l’École. »

Comment ces conférences, ateliers et formats participatifs contribuent-ils à sensibiliser et engager la communauté sur des thématiques comme les discriminations, le handicap ou la désinformation ?

« L’un des messages clés de ce Mois de la Prévention, c’est que ces sujets concernent tout le monde : élèves et personnels. Pour toucher le plus grand nombre, nous avons volontairement testé différents formats et différents horaires. L’objectif était d’élargir les approches, sans adopter une posture moralisatrice ou descendante, et sans caricaturer des thématiques qui sont souvent complexes et sensibles.

Les formats participatifs, comme les ateliers, les jeux ou le théâtre forum, permettent justement de susciter l’engagement, de favoriser les échanges et de créer des espaces de discussion plus ouverts, dans lesquels chacun et chacune peut trouver sa place. »

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué au cours de ce Mois de la Prévention ?

« J’ai été particulièrement marquée par la grande qualité des intervenantes et intervenants, mais aussi par la richesse des échanges avec les participantes et participants. Cela confirme combien il est essentiel de construire ce type de démarche à plusieurs, dans une logique transversale et partenariale, en associant les associations étudiantes et différents services de l’École.

Cette première édition constitue une étape fondatrice. Nous espérons qu’elle jouera un rôle de catalyseur et permettra de mobiliser plus largement la communauté à l’avenir, afin d’ancrer durablement ces sujets au cœur de la vie de l’École. »

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