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Kevin Levillain

Kevin Levillain

Maitre assistant

Centre · CGS

Prix & distinctions

  • 2018 Prix Consult’in France du meilleur ouvrage de recherche en management 2018.
  • 2018 Prix FNEGE du meilleur ouvrage de recherche en management 2018.

Équipe

Gouvernance et normes de responsabilité pour les transitions

Biographie

Kevin Levillain est chercheur en sciences de gestion, spécialisé dans l’étude des formes juridiques et des modèles de gouvernance des entreprises, ainsi que leur impact sur l’innovation responsable et les transitions écologiques. Ses travaux explorent notamment les mécanismes permettant d’aligner les structures légales des organisations avec des objectifs sociaux et environnementaux, en questionnant les cadres traditionnels du droit des sociétés. Il a contribué à l’analyse de concepts émergents tels que la *built-in purpose*, les *management standards* pour les transitions écologiques, ou encore les modèles de *steward-ownership*, en mettant en lumière leur potentiel pour repenser la responsabilité managériale et la gouvernance collective. Ses recherches s’appuient sur des approches interdisciplinaires, croisant droit, gestion et théorie des organisations, et s’intéressent particulièrement aux innovations juridiques récentes, comme la *société à mission* en France, pour en évaluer les implications théoriques et pratiques. Ses travaux empiriques, incluant des études de cas et des observations participantes, visent à éclairer les conditions d’émergence de nouvelles normes de gestion adaptées aux défis contemporains.

Publication(s)

Enseignements

Entreprise et Management industriel

Responsable

Diverses sources convergentes soulignent que les élèves en première année d'école d'ingénieur ont une représentation erronée du monde de l'entreprise et du monde industriel (que ce soit à l'échelle de la France ou à l'échelle mondiale). Sur la base de ce constat nous pouvons relevé que les idées traditionnellement associées à l'entreprise ou à l'industrie oscillent entre deux représentations tout aussi erronées l'une que l'autre : d'une part un univers entièrement taylorisé qui renvoie dans l'inconscient collectif aux temps modernes de Charles Chaplin. Si cet environnement n'a pas totalement disparu (nous pensons notamment à certains sites à l'international ou aux activités de service en France comme les centres d'appel) de nombreuses réponses organisationnelles ont été apportée depuis les années 30 (équipes semi-autonomes fondées sur la polyvalence, rotation de postes, autocontrôle de la qualité, responsabilisation des ouvriers, ...). d'autre part un univers entièrement automatisé ou les opérateurs ne seraient plus présents. En tendance cette disparition progressive des opérateurs n'est pas foncièrement fausse. Une étude de l'INSEE met ainsi en évidence que l'on ne recense en 2010 guère plus de 6 millions d’ouvriers en France. Cette évolution est la conséquence du recul de l’industrie et il est intéressant de noter que c’est la composante la moins qualifiée de cette main-d’œuvre qui a été la plus touchée, du moins jusqu’au milieu des années 1990. Il n'en reste pas moins que les ouvriersreprésentent encore un emploi sur cinq dans l'économie française et il est raisonnable de penser qu’à l’échelle du monde ce pourcentage est bien plus élevé. En dehors de ces représentations, un constat plus robuste s'impose. Le monde de l'entreprise et le monde industriel ne sont ni homogènes ni statiques. Les travaux réalisés par la fabrique de l'industrie mettent bien en évidence la diversité de la réalité industrielle (cf. L'indus'Trip, Journal de Bord de Dimitri Pleplé) et les efforts de transformation engagés (retenons comme parangon de ces efforts toutes les actions menées sous le vocable de l'industrie du futur). Il apparaît alors important d’offrir la possibilité aux élèves de mieux appréhender d’une part le monde ouvrier et le rôle d’exécutant et d’autre part la diversité de l’univers industriel. Il s’agit de préparer les élèves et de les équiper intellectuellement afin qu’ils soient en mesure de penser la transformation à l’œuvre en intégrant la place de l’homme (et plus spécifiquement celle des opérateurs non qualifiés assumant des fonctions d’exécution). Les enjeux sont de premières importances et touchent tout à la fois à l'emploi et à la compétitivité de l'économie française mais aussi, comme préalable, à la conception des organisations industrielles et plus généralement des entreprises. Les différentes formes de performances (quantité, qualité, cout, délai, diversité, innovation,...) que l'on cherche collectivement à atteindre sont questionnées dont bien entendu la performance psychosociale à relier aux enjeux de santé et de qualité de vie au travail. Il est important de souligner que la figure mythique de l’exécutant, l’ouvrier en bleu de travail sur une chaine de production, n’est plus centrale mais que les problématiques soulevées sont toujours d’actualité. Le travail d’exécution a investi d’autres secteurs, la moitié des ouvriers travaillent dans le tertiaire, ils sont 15% dans le bâtiment et dans certains domaines comme la logistique leur nombre augmente. En ce sens, le stage exécutant et son encadrement pédagogique ne peut se cantonner à l’univers industriel mais doit aborder un périmètre plus large d’activité (ce qui est déjà le cas aujourd’hui). Pour autant les méthodes de rationalisation mobilisée dans l’industrie ont essaimé. En ce sens, une clé d’entrée industrielle garde tout son sens. Un travail est actuellement engagé par l’équipe pédagogique pour clarifier le périmètre d’activité pertinent à proposer aux élèves et la nature des postes à sélectionner. Nous le voyons, les enjeux sont de tailles et l'enseignement du module "Introduction à l'entreprise et aux enjeux du management industriel" est l’opportunité pour les élèves d’avoir un premier contact avec ces problématiques. Il s’agit notamment de leur permettre de se rendre compte de la réalité du travail d’exécution, de ses caractéristiques, de son système d’organisation et de management., en d’autres termes de prendre conscience du degré de prescription (ou de sous confinement) du travail. Cette introduction au monde de l’entreprise par le travail d’exécution est un élément essentiel à l’apprentissage des futurs ingénieurs. Il s’agit progressivement de permettre aux élèves de comprendre l’articulation qu’il existe entre le poste de travail, le système industriel et organisationnel dans lequel celui- ci s’inscrit, les enjeux de management des hommes ainsi que la diversité des formes de régime industriel et organisationnel et leur caractère artefactuel (non naturel). Il s’agit de mettre aussi en évidence le rôle des ingénieurs dans ces transformations. Les évolutions des systèmes industriels et l’évolution des méthodes de management viennent conclure le module et ouvrent vers les enseignements de 2ème et 3ème année,notamment la transformation de l’industrie d’aujourd’hui vers l’industrie du futur.

Comptabilité Générale II

Chargé d'enseignement

Enjeux de la comptabilité. Rappels de comptabilité générale - Lecture d’un bilan, d’un compte de résultat. Notion d’autofinancement Discussion sur la notion de provisionset sur la valeur donnée par le résultat comptable. De quelles performances en est-il le reflet ? Introduction à d’autres lectures des résultats comptables: la compta environnementale Lecture d’un rapport d’enregistrement universel Discussion sur la valeur de l’entreprise (exemple du cas de fusion/absorption d’entreprise) Eventuellement, bases de la comptabilité analytique.

Gouvernement de l'entreprise

Responsable

Le cours partira de l’entreprise « moderne » (la « grande entreprise » du 20èmesiècle) en situant son émergence dans l’histoire en lien avec les questions d’innovation et le rôle des ingénieurs. Sur la base de cette caractérisation générale, différentes questions seront examinées. Chacune d’elles donne lieu à des configurations d’entreprise différentes et à des outils variés. Le cours comportera ainsi plusieurs modules : Direction de l’entreprise – statut des dirigeants Participation – droits de vote, démocratie en entreprise et participation aux résultats Responsabilité – enjeux sociaux et environnementaux Dans chaque module, le cours articulera plusieurs approches : Des éléments de cadrage théorique Des interventions d’expert : droit des sociétés, les modèles de gouvernance à l’étranger, les normes internationales de responsabilité sociale des entreprises. Des problèmes, avec des cas historiques (Carl Zeiss, Baldwin Locomotives…) ou des innovations récentes (ex. sociétés à mission).

Concevoir Pour Innover

Responsable

La formation est une introduction aux enjeux théoriques et pratiques contemporains de la conception. Sa composition est originale pour deux raisons principales : Pour comprendre les logiques contemporaines de la conception innovante il y est choisi de présenter conjointement les apports, souvent séparés à tort dans les universités anglo-saxonnes, de l’engineering design, du management stratégique de la technologie et de l’innovation et de l’industrial design ; En mobilisant la base des théories les plus récentes du raisonnement de conception, le cours présente autant les modèles scientifiques que les outils des différents régimes de conception qui traversent l’entreprise contemporaine : conception sauvage des inventeurs-entrepreneurs, conception réglée paramétrique et systématique, conception innovante. Le cours comporte trois modules principaux permettant d’assimiler les notions suivantes : 1. Régimes de conception Bases théoriques de la modélisation des raisonnements de conception. Modélisation d’un régime de conception et de sa robustesse. Performance d'un régime de conception. Rapport entre conception et connaissance scientifique et technique. Crises et évolutions contemporaines des organisations de la conception. Innovation intensive et paradoxe de la R&D. Nouveaux enjeux et nouvelles formes de l'innovation. Professions de la conception. Origine et rôle des différents protagonistes : bureau d'études, stratégie, design, laboratoires et services de recherche. Différents modes de production des connaissances. 2. Conception réglée Conception systématique et théorie axiomatique. Notion de modèle conceptuel, de modèle génératif. Spécificité du raisonnement de conception par rapport à la décision, la modélisation et l'optimisation. Pilotage de la conception réglée. Analyse de la valeur, analyse fonctionnelle. Matrice de Suh. Organisation de la R&D et robustesse de la conception réglée (Axiomes de Suh). 3. Conception innovante Identité des objets et innovation répétée. Crises et conception de l’identité des objets. Pilotage de l’innovation intensive (champ d’innovation, lignée de produits). Fixation individuelle et collective. Biais de génération et biais de sélection en créativité. Enjeux individuels et collectifs. Théorie unifiée du raisonnement de conception et régime de conception innovante. - La théorie C-K, notions de concept, d'opérateur, de partition expansive, de conjonction. Organisation de l’innovation de rupture. Modèle R-I-D. Nouvelles organisations et pilotage associés. Performance et valeur en innovation. Ecosystèmes industriels et collèges de l’inconnu. Gouvernance de l’entreprise innovante et Objet social étendu. Stratégies de conception innovante industrielles. Nouvelles approches de la stratégie et de la performance de l'entreprise. Organisation de la conception réglée (bureau d'étude, métier, recherche industrielle, gestion de projet) et de la conception innovante (Communautés d’innovation, Démonstrateurs de concepts, Fab Lab, etc.). Méthode KCP.

Nouvelles Entreprises et Gouvernance Responsable

Responsable

Eléments de base du droit des sociétés et du travail ; histoire de la naissance de l’entreprise ; cadres théoriques dominants et leurs limites (économie, sociologie, gouvernance) ; transformation par l’innovation intensive ; nouveaux enjeux de responsabilité sociétale ; nouveaux modèles d’entreprise.

Direction(s) de thèse(s)

  • 2025 Gérer collectivement la ressource en eau face aux pénuries : exploration de l’application de la règle des avaries communes RAKOVITCH Thaïs
  • 2024 TRANSFORMATION ECOLOGIQUE ET RESPONSABILITE : MISE EN ŒUVRE, CONTROLE ET PORTEE D’UNE RAISON D’ETRE GOLSE Clara
  • 2023 Transition juste : application du principe des avaries communes aux cas des ZFE. RABAUD Erwan
  • 2021 Favoriser la transition énergétique tout en préservant l’accès : rôle, modèles et outils du gestionnaire de réseau électrique GOUTALAND Antoine
  • 2021 Aligner investissement local et transitions globales dans le monde de la finance : enjeux, conception et conditions d'effectivité des mesures d'impact ENJALBERT Thomas
  • 2019 L'atténuation du changement climatique à l'épreuve de l'équité.Étude de la règle des avaries communes et de ses implications pour l'action climatique. DEMONSANT Charlotte
  • 2017 Concevoir la mission comme un engagement génératif : enjeux, écueils et principes de formulation pour les sociétés à mission LEVEQUE Jérémy
  • 2015 Le capital-investissement peut-il soutenir durablement la croissance des entreprises ? Etude, modèle et conditions d’un capital-régénération PARPALEIX Laure-Anne