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Cedric Dalmasso

Cedric Dalmasso

Maitre assistant

Centre · CGS

Prix & distinctions

  • 2023 Nommé par le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion en date du 14 avril 2023 membre du Conseil Scientifique de l’ANACT et élu président du conseil pour un second mandat.
  • 2020 Finaliste de la 11ème édition du prix académique de la recherche en management en partenariat avec la FNEGE

Équipe

Travail créateur, valeur(s) et santé globale

Biographie

Cédric Dalmasso est un chercheur dont les travaux s’inscrivent à l’intersection des sciences de gestion, de l’innovation et des dynamiques organisationnelles. Ses recherches explorent notamment les phénomènes de *forgetting* organisationnel dans les structures projet, analysant les ambiguïtés liées à l’identification et à la perception de ces mécanismes au sein des organisations. Il s’intéresse également aux tensions entre rationalités artistiques et économiques dans les entreprises créatives, en étudiant les modalités de dialogue entre ces logiques et leur impact sur les pratiques entrepreneuriales. Ses contributions portent aussi sur la gestion des parties prenantes internes dans les projets de R&D, ainsi que sur les processus d’innovation participative via les réseaux sociaux d’entreprise, mettant en lumière les défis liés à l’engagement des acteurs et à la légitimité des dynamiques collaboratives. Enfin, ses travaux abordent les paradoxes organisationnels, tels que l’équilibre entre apprentissage exploitatif et performance immédiate, en proposant des cadres d’analyse pour comprendre les tensions structurelles et microstructurales dans les organisations industrielles.

Publication(s)

  • 2025
    “Can’t Remember What I Forgot:” Investigating Organizational Forgetting Within a Project-Based Organization DOI : 10.1177/87569728241286045
  • 2024
    Understanding Creative Entrepreneurs’ Work Practices: The Varying Conversation between Artistic and Economic Rationales DOI : 10.37725/mgmt.2024.5277
  • 2022
    L'entreprise démocratique DOI : 10.3166/RFG305.119-144
  • 2019
    L'internationalisation des activités d'ingénierie. La transmission des connaissances, dimension impensée de la stratégie DOI : 10.3917/eh.094.0089
  • 2018
    Stimuler l’innovation radicale par l’usage d’un réseau social d’entreprise ? Une expérimentation dans l’industrie pétrolière DOI : 10.3166/rfg.2018.00240
  • 2017
    Enterprise social networks for the benefit of ambidextrous organisation? the case of a major oil company DOI : 10.1109/ICE.2017.8279968
  • 2016
    Breakthrough R&D Stakeholders: The Challenges of Legitimacy in Highly Uncertain Projects DOI : 10.1002/pmj.21554
  • 2015
    Resisting classical solutions: The creative mind of industrial designers and engineers DOI : 10.1037/a0039414
  • 2015
    Paradoxical tensions in learning processes: Exploration, exploitation and exploitative learning
  • 2011
    Psychosocial stakes in the workplace. From a theoretical framework to the design of the organization; [Les enjeux psychosociaux de la santé au travail: Des modèles d'analyse à l'action sur l'organisation] DOI : 10.3166/RFG.214.69-88
  • 2009
    GCM: A grid extension to Fractal for autonomous distributed components DOI : 10.1007/s12243-008-0068-8

Enseignements

POUR 1A - S1

Intervenant

POUR 1A - S2

Intervenant

POUR 2A - S3

Intervenant

Entreprise et Management industriel

Responsable

Diverses sources convergentes soulignent que les élèves en première année d'école d'ingénieur ont une représentation erronée du monde de l'entreprise et du monde industriel (que ce soit à l'échelle de la France ou à l'échelle mondiale). Sur la base de ce constat nous pouvons relevé que les idées traditionnellement associées à l'entreprise ou à l'industrie oscillent entre deux représentations tout aussi erronées l'une que l'autre : d'une part un univers entièrement taylorisé qui renvoie dans l'inconscient collectif aux temps modernes de Charles Chaplin. Si cet environnement n'a pas totalement disparu (nous pensons notamment à certains sites à l'international ou aux activités de service en France comme les centres d'appel) de nombreuses réponses organisationnelles ont été apportée depuis les années 30 (équipes semi-autonomes fondées sur la polyvalence, rotation de postes, autocontrôle de la qualité, responsabilisation des ouvriers, ...). d'autre part un univers entièrement automatisé ou les opérateurs ne seraient plus présents. En tendance cette disparition progressive des opérateurs n'est pas foncièrement fausse. Une étude de l'INSEE met ainsi en évidence que l'on ne recense en 2010 guère plus de 6 millions d’ouvriers en France. Cette évolution est la conséquence du recul de l’industrie et il est intéressant de noter que c’est la composante la moins qualifiée de cette main-d’œuvre qui a été la plus touchée, du moins jusqu’au milieu des années 1990. Il n'en reste pas moins que les ouvriersreprésentent encore un emploi sur cinq dans l'économie française et il est raisonnable de penser qu’à l’échelle du monde ce pourcentage est bien plus élevé. En dehors de ces représentations, un constat plus robuste s'impose. Le monde de l'entreprise et le monde industriel ne sont ni homogènes ni statiques. Les travaux réalisés par la fabrique de l'industrie mettent bien en évidence la diversité de la réalité industrielle (cf. L'indus'Trip, Journal de Bord de Dimitri Pleplé) et les efforts de transformation engagés (retenons comme parangon de ces efforts toutes les actions menées sous le vocable de l'industrie du futur). Il apparaît alors important d’offrir la possibilité aux élèves de mieux appréhender d’une part le monde ouvrier et le rôle d’exécutant et d’autre part la diversité de l’univers industriel. Il s’agit de préparer les élèves et de les équiper intellectuellement afin qu’ils soient en mesure de penser la transformation à l’œuvre en intégrant la place de l’homme (et plus spécifiquement celle des opérateurs non qualifiés assumant des fonctions d’exécution). Les enjeux sont de premières importances et touchent tout à la fois à l'emploi et à la compétitivité de l'économie française mais aussi, comme préalable, à la conception des organisations industrielles et plus généralement des entreprises. Les différentes formes de performances (quantité, qualité, cout, délai, diversité, innovation,...) que l'on cherche collectivement à atteindre sont questionnées dont bien entendu la performance psychosociale à relier aux enjeux de santé et de qualité de vie au travail. Il est important de souligner que la figure mythique de l’exécutant, l’ouvrier en bleu de travail sur une chaine de production, n’est plus centrale mais que les problématiques soulevées sont toujours d’actualité. Le travail d’exécution a investi d’autres secteurs, la moitié des ouvriers travaillent dans le tertiaire, ils sont 15% dans le bâtiment et dans certains domaines comme la logistique leur nombre augmente. En ce sens, le stage exécutant et son encadrement pédagogique ne peut se cantonner à l’univers industriel mais doit aborder un périmètre plus large d’activité (ce qui est déjà le cas aujourd’hui). Pour autant les méthodes de rationalisation mobilisée dans l’industrie ont essaimé. En ce sens, une clé d’entrée industrielle garde tout son sens. Un travail est actuellement engagé par l’équipe pédagogique pour clarifier le périmètre d’activité pertinent à proposer aux élèves et la nature des postes à sélectionner. Nous le voyons, les enjeux sont de tailles et l'enseignement du module "Introduction à l'entreprise et aux enjeux du management industriel" est l’opportunité pour les élèves d’avoir un premier contact avec ces problématiques. Il s’agit notamment de leur permettre de se rendre compte de la réalité du travail d’exécution, de ses caractéristiques, de son système d’organisation et de management., en d’autres termes de prendre conscience du degré de prescription (ou de sous confinement) du travail. Cette introduction au monde de l’entreprise par le travail d’exécution est un élément essentiel à l’apprentissage des futurs ingénieurs. Il s’agit progressivement de permettre aux élèves de comprendre l’articulation qu’il existe entre le poste de travail, le système industriel et organisationnel dans lequel celui- ci s’inscrit, les enjeux de management des hommes ainsi que la diversité des formes de régime industriel et organisationnel et leur caractère artefactuel (non naturel). Il s’agit de mettre aussi en évidence le rôle des ingénieurs dans ces transformations. Les évolutions des systèmes industriels et l’évolution des méthodes de management viennent conclure le module et ouvrent vers les enseignements de 2ème et 3ème année,notamment la transformation de l’industrie d’aujourd’hui vers l’industrie du futur.

Conception et dynamique des organisations

Responsable

Implication des élèves dans l'enseignement. Le cours s'appuie sur un ensemble de cas tirés de recherches-interventions récentes concernant des changements organisationnels significatifs et sur quelques cas emblématiques puisés dans la littérature. Les élèves ont un rôle actif. Chaque séance est préparée par la lecture d'un dossier comprenant divers documents : présentation du cas (description de la situation de départ, des finalités visées et des scénarios envisagés sans fournir le point d'arrivée), textes proposant des grilles de lectures, textes discutant les mérites de nouvelles formes d'organisation. Ces documents sont à lire par tous : ils forment la base commune de discussion. À chaque séance et pour chaque dossier, un groupe d'élèves prépare le cas : analyse du problème, scénarios organisationnels envisageables, risques anticipables, incertitudes critiques, stratégie d'action et d'accompagnement.

Calcul économique

Responsable

Les critères de choix d'investissement Comparaison entre investissement et prêt Choix entre variantes à enveloppe d'investissement fixé Les outils issus de la comptabilité Principes et usages de la comptabilité générale Principes et usages de la comptabilité analytique Les outils économiques dans l'entreprise - de la théorie à la pratique Etudes de cas : conventions comptables, dépenses effectives Introduction du temps dans l'analyse Interdépendance des investissements Décentralisation du choix des investissements Prise en compte des risques techniques et des incertitudes Stratégie face aux risques Approche socio technique des investissements Préparation d'une décision d'investissement (périmètre de l'étude, diagnostic de la situation initiale, choix de la situation de référence, stratégies alternatives, risques, synthèse) Etude de cas

Identité de l'ingénieur

Chargé d'enseignement

Gestion Scientifique/Organisation et Performances de l'Entreprise (GS/OPE) option

Responsable

Organisation des activités collectives de 2e et 3e années L’ensemble des activités d’option qui se déroulent, en 2e année et en début de 3e année, sur environ six semaines, est destiné à préparer le travail d’option de 3ème année. En 2e année, l’option propose une initiation à la gestion, appuyée principalement sur deux activités un jeu d’entreprise (3,5 jours), initiant sous forme active aux grandes fonctions de l’entreprise et à la conduite de ses choix stratégiques, un exercice portant sur l’histoire des idées et des pratiques en gestion (5 jours), qui permet notamment aux élèves de mesurer l’apport des outils mathématiques à la compréhension et à la maîtrise du fonctionnement des entreprises. En début de 3e année, lors de la période bloquée d’un mois, cette formation est approfondie dans différents modules, destinés à initier les élèves aux différents outils et méthodes existant dans le champ étudié, et à leur faire prendre conscience des conditions de leur application dans les organisations. A cette occasion, les élèves sont mis en contact avec des praticiens et des chercheurs. Ces modules sont consacrés aux thèmes suivants : gestion de la sécurité industrielle gestion des ressources humaines financement et développement des entreprises gouvernance d’entreprise. Ce programme est complété par un voyage industriel de quelques jours, sur une thématique transversale (ex : relations sociétés mères – filiales ; gestion de la sous-traitance autour d’un grand donneur d’ordre dans un bassin d’emploi, innovation et réseau d'entreprises, politiques de l'offshore des services informatiques, etc). Le sujet d’option L’étude d’option, menée en binôme, occupe tout le temps imparti à l’option en 3e année à partir de fin octobre. Les thèmes peuvent en être très variés (voir exemples ci-dessous), et concerner des univers divers (entreprise, mais aussi hôpital, musée, collectivité territoriale…). La question posée correspond toujours à un enjeu réel des responsables de l’organisme d’accueil. Les élèves sont invités à analyser le problème, voire à le reformuler, mais aussi à proposer des solutions et à en tenter la mise en œuvre opérationnelle. Les élèves font l’objet d’un encadrement très attentif de la part des enseignants de l’option, qui les rencontrent environ deux heures par semaine. Ce parti résulte de la constatation que les enseignements théoriques ne livrent qu’un éclairage limité sur la vie des entreprises, alors que le récit des expériences vécues par les optionnaires sur leur terrain d’étude offre de nombreuses occasions d’apports pédagogiques.

Direction(s) de thèse(s)

  • 2023 Maîtriser les impacts des transformations industrielles sur les savoir-faire épanouissants : le cas de la Haute-Horlogerie Suisse RAYSSAC Justine
  • 2020 Effet des biais cognitifs et de l’environnement sur la qualité des données et des informations LE CONTE DES FLORIS Robin
  • 2020 Modèle de GRH de l’innovation intensive: quels rôles et organisations des RH pour une régénération contrôlée des capacités d’innovation de l’Entreprise ? LEVESQUE John
  • 2019 Incarner la démocratie dans l'entreprise : une recherche-intervention dans une SCOP de conseil GOMBERT Corentin
  • 2019 La transformation digitale des entreprises industrielles : l’émergence d’une réalité organisationnelle numérique QUESSON Pierre